Oh, la ventrèche, la ventrèche séchée
particulièrement celle de Sophie, la charcutière ambulante,
qui vend sur les marchés de Saint-Vivien et de Vendays …
T’enlèves la couenne et son gras attenant et tu les jettes
dans la poêle bien chaude et à peine lubrifiée
pendant que tu coupes le presque maigre en lardons …
L’ail et l’échalote vont rejoindre ce beau monde
et leur plaisir de dorer est si communicatif
que les yeux s’humidifient et la bouche s’inonde
Poivron, tomate, fenouil, persil et autres merveilles de saison
vont fondre doucement et absorber un cube de pâte de coing
préparant la niche de la préparation précédente et en attente.
Ces petits morceaux d’ail doré et ces lardons devenus moelleux
deviendront, au fur et à mesure de la cuisson finale, les témoins,
les indices indispensables à la mise au point de la balance du goût.
Wow! That writing is good!! I'm really hungry!
RépondreSupprimer😂😂 welcome Anne !
SupprimerLa poésie du bien manger danse dans tes mots et met l'eau à la bouche...
RépondreSupprimerC'est rabelaisien et épicurien à la fois
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
Oh. Célestine, tu es bonne.
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