chasser le naturel



Virgílio Ferreira

dimanche 6 mai 2018

miroise en nécropole


Vendredi matin, dès l'ouverture des lourdes du cimetière parisien de mon village, les troglodytes clamaient et les perruches à collier semblaient encore endormies, malgré l'arrivée progressive de lourds camions-bennes prévus pour déplacer ces amas de terre sacrée s'appuyant sur les arbres des divisions cent soixante.

Le contre-jour sur les mûriers m'a paru intéressant ...
Les accenteurs mouchets s'exprimaient également, moins nombreux que les nimbus, et avec moindre intensité. 
Deux grives musiciennes, au sol d'une avenue, me toisent. La plus proche se fige dans un quasi imperceptible signe sonore et alors, sa commère repart en quête de provende sous bonne couverture altière. 
L'aubaine d'un banc public, à proximité visuelle de l'entrée d'un nid de mésange bleue en pleine extension à chaque passage de l'orifice. L'intensité de l'activité de reproducteur me fatigue moins que le vrombissement de deux soufflettes thermiques se rapprochant malencontreusement ... 
Quatre divisions sont interdites au passage automobile pour cause de cérémonie à venir. Quand les iconolâtres inhument leurs pointures.


Sur cette nécropole, la renouée du Japon est établie dans deux aires techniques et quelques stations éparses et rares se laissent rencontrer sur les cent sept hectares.

Sur le retour, je fais étape sur le carré musulman du cimetière intercommunal de Bobigny, où la présence d'une paire active de traquets motteux me réjouit. Dans ce milieu exotique, les rênes de l'imagination doivent être sous contrôle.

2 commentaires:

  1. sans l'entretien de ces surfaces, le calme idéal pour ces oiseaux.
    Tout le monde aux plages et la nature reprend ses droits.

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    1. même avec un entretien sans saloperies de synthèse les piafs y trouvent leur compte ...
      ;-)

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