chasser le naturel



Virgílio Ferreira

jeudi 2 mars 2017

Mésaventure


Dans la série "mes aventures sur le canal", ce matin, huit heures moins dix ...

je marche sur le lé nord du canal, à Raymond Queneau, sur la bande sèche entre les pavés et le bord de l'eau, en descendant le courant.
Face à moi, arrive un cycliste, je me décale, chouïa, près des pavés, sans aller foutre mes escarpins de minet dans la grande flaque.

L'autre arrive sans ralentir, en acrobate, sûr de lui, mais pas de pot il me heurte de l'épaule et cet idiot, déjà incapable de maîtriser sa vitesse  est également incapable de maîtriser son biclou ... direction le bouillon.

Quintal contre quintal, épaule contre épaule, il y en a forcément un qui va gicler (en général, le plus instable).

Et le voilà en train de barboter dans les gestes désordonnés de celui qui ne sait pas nager, les yeux tout écarquillés derrière ses carreaux subitement embués. Son regard me signifie qu'il a confiance et qu'il a compris que j'allais le sortir de là, enfin, que j'allais l'aider.

Je pose mon sac et m'allonge sur le ciment, lui tend le bras et il me prend la main ; je l'engueule en lui disant de me prendre plus haut et en moins de deux il est au sec et le vélo à trois mètres sous l'eau, dans la vase.

Un autre cycliste s'arrête.

Je fourgue mes coordonnées au cascadeur, enfin celles de mon beau-frère ... (non, je blague !).

Il bossait à cent mètres, où il a probablement pu se mettre au chaud et à sec ...



4 commentaires:

  1. ouais une aventure qui finit bien sauf pour le vélo mais alors là au prochain curetage un trophée pour l'ART!

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    1. Bah, si l'animal est démerdard, vu qu'il bosse à côté, il a bien trouvé le moyen de remonter son engin. Ce n'est pas le trafic de bateaux qu'il y a sur le canal de l'Ourcq ... ;-)

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  2. Tu as récupéré son 06 au moins ? ;-)
    Céline & Philippe

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