chasser le naturel



Virgílio Ferreira

mercredi 16 mars 2016

le quart d'heure corifien

En attendant l'ouverture des locaux de l'assoc
à laquelle j'allais, ce matin, filer la pogne,
sortant de l'ombre je me cale
contre un fût éclairé de soleil
quand je sens un vif passage contre mon futal ;
j'ai à peine le temps de relever le menton
pour deviner le gris fuselage bleuté qui
pénètre la haie basse de houx panaché.
La présence sauvage en ressort illico
passe de profil à hauteur de femme,
poitrine bien rouillée et se branche,
petit bec crochu en son domaine,
là, à quinze mètres pour mieux
ne pas s'attarder.


4 commentaires:

  1. un rouge-gorge effronté?

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    1. Bon, d'accord, j'me suis un peu planté ...
      l'émotion, probablement !
      Non, il s'agissait d'un épervier, quasi-insolent !!!

      ;-)

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    2. bec crochu, j'aurais du mieux lire...grrra
      ;-)

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    3. Non, désolé nan ...ce matin, j'ai fait acte de tricherie en rajoutant cette ligne relative au bec crochu ... tu avais lu ce qui pouvait encore laisser libre cours à ton imagination ... :-)

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