chasser le naturel



Virgílio Ferreira

mercredi 13 janvier 2016

accompagné d'une quasi surprenante fraîcheur encore agréable

Ce matin, au cimetière parisien de Pantin, à l'ouverture des lourdes, le ciel était généreusement dégagé, accompagné d'une quasi surprenante fraîcheur encore agréable.
Je me suis porté en bon traîne-savate jusqu'à l'allée des Platanes d'Occident ...
Les perruches sont affairées à garder leur cavité ou à vociférer jovialement lors de vols rapides ou à confirmer leur appariement.
Mais, ce qui a attiré mon attention et accaparé les longues minutes que j'ai passé près de cette allée, ce sont les pigeons colombins, volant en couple, face au léger suroît, en cherchant à ne pas se toucher puis, une fois branchés, en parallèle ou en vis-à-vis, se perdirent dans des jeux d'ailes ouvertes à l'horizontale, courts déplacements en translation, tentatives de l'un pour grimper sur l'autre. Mais l'ultime galipette paraissant encore un peu précoce.


Cette bénigne lumière rasante arrosant les houppiers nus, m'a fait penser à l'épervier en quête de casse-dalle. L'ivresse de ces amours me semblant propice à une capture aérienne ; que nenni, les batifolages ont encore baigné dans une véritable quiétude.
Quelques divisions plus au nord, alors que les panneaux solaires des Courtillières tortoraient les premiers dards astraux, mon regard capta sans faillir une paire d'oiseaux reconnus sans utiliser la jumelle : épervière et épervier se jouant du grand bleu frais, courbes et voltes, plongées et contre-plongées, rapprochements puissants et faux éloignement.
Plus loin, j'assisterai à l'attaque vaine du petit mâle au bec crochu sur un pivert qui a adopté sa feinte classique, se coller du mieux possible à la chaussée. Ensuite, attaque en ligne sur une corneille, entre des grands arbres, avec le farouche volonté de lui fracasser au moins la nuque ...
Pour les piafs de petite tailles, c'était le grand calme  .. trop tôt, trop frais ???
Ah si, un mâle de rougequeue noir ... mais bon, en décembre, rien d'extraordinaire ...  :-)


Deux plumées de pie bavarde, distantes de trois divisions (~300 m), proprement chopées par de puissants chicots !

Litanies du jour :
Epérvier, faucon,crécerelle, mouette rieuse, goéland argenté, pigeon biset, pigeon colombin, pigeon ramier, tourterelle turque, perruche à collier, pic vert, pic épeiche, pic épeichette, troglodyte mignon, accenteur mouchet, rougegorge familier, rougequeue noir, merle noir, grive draine, roitelet huppé, mésange à longue queue, mésange huppée, mésange bleue, mésange charbonnière, grimpereau des jardins, geai des chênes, pie bavarde, corneille noire, étourneau sansonnet, pinson des arbres, chardonneret élégant.

A la prochaine

6 commentaires:

  1. Un agréable bol d'air ;-)
    Céline & Philippe

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  2. Non mais je n'en reviens pas de tout ce que tu peux voir comme oiseaux !!!!!!
    Moi tout ce que je peux dire, en matière d'oiseau, c'est qu'aujourd'hui, je n'ai pas entendu celui qui enchante mes matins (mais que je n'ai jamais vu pour autant)... J'espère que c'est juste parce qu'il a trouvé un abri en ce froid revenu, et qu'il attend que l'air se réchauffe un peu avant de venir chanter dans l'arbre ?

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    1. Je pense que tu devais entendre le merle (oiseau noir au bec jaune), chanteur matinal ...
      Tu sais, en c'te saison, quand ton clébard et toé vous baladez, prends le temps de poser ton valseur sur un banc et : regardes, écoutes. Pas de feuilles aux arbres, les oiseaux urbains sont moins farouches que les bouseux. tu arriveras bien à voir une tache blanche, ou un qui descend le long d'un tronc, la tête en bas, ou entendre le pivert et son ricanement, la corneille, la pie ... et après tu comptes, en vingt minutes, tu auras repéré dix-douze espèces différentes .

      On parie ?

      ;-)

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  3. Un oiseau qui est commun la plupart de l'année ici est le American Robin (Turdus migratonus). Sur un quartier à pied hier, j'ai vu de nombreux profiter des baies rouges d'un arbre de houx (holly).
    Il est etonnant ce que tu vois!

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    1. Ici aussi, Annie, les turdus (merles, grives) aiment fréquenter les arbres femelles (houx, if) quand ils sont fructifères. Ce sont de vrais garde-manger près desquels il n'est pas rare d'observer les prédateurs tels l'épervier.

      ;-)

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