chasser le naturel



Virgílio Ferreira

mercredi 4 novembre 2015

perdrix grise, à trois cents mètres d'une bouche de métro



Ce matin, il pleuvait à l'ouverture du cimetière parisien de mon village, pas une grosse pluie, mais les feuilles mortes étaient suffisamment imbibées pour étouffer le pas lent du miroiseur. Un petit vent de suroit et une douceur ambiante ,entretenaient une profondeur de champ dépourvue de contraste.


Dès mes premiers pas, je finis par remarquer un geai au sol, parmi les feuilles rousses, se rapprochant d'un compère puis prenant leur envol ensemble, dans le même rythme. Les corneilles, elles, s'écartent en marchant, coitement.


Par contre je surprends deux perdrix grises, tapies au pied d'une haie, et qui s'envolent souplement, à quelques pas de moi, dans un surprenant silence, ces rectrices rousses ont guidé mon regard sur plusieurs dizaines de mètres.


Les grives draines, assez peu bavardes, cherchaient les apex pour mieux se distinguer et se remarquer mutuellement. Très agitées, elles n'avaient de cesse à ne pas garder leur place ... Très nerveuses également, quelques perruches vertes, lacérant une probable grisaille de leur sveltesse.


Donc une nouvelle espèce à mon cochoir : perdrix grise, à trois cents mètres d'une bouche de métro ...


6 commentaires:

  1. L'automne de 2015 est exubérant. Des images magnifiques.

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    1. Dans l'esprit d'ornementation de ses parcs et jardins, l'humain a su modifier la sauvagerie pour en tirer le maximum de plaisirs tant au printemps qu'à l'automne. On ne peut se plaindre de tout ... :-)

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  2. Magnifique palette de couleurs automnales ;-)
    Céline & Philippe

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    1. encore quelques petites décades avant la totale nudité.

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  3. La bouche du métro est une métaphore de l'entrée du terrier et de ses habitants. Ne serions-nous pas les semblables des prédateurs tapis dans l'ombre et prêts à se jeter sur d'innocentes perdrix ?

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    1. la miroise comme une occupation détournée du prédateur ! Ben dis donc ... :-D

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