chasser le naturel



Virgílio Ferreira

mardi 1 septembre 2015

Ça faisait un bail

 
Ça faisait un bail que je n'avais pas traînée savate dans cette nécropole parisienne de banlieue, à Pantin.

Peu de temps après l'ouverture, terrassiers, maçons, jardiniers, graveurs et bûcherons sont déjà en activité dans moult divisions, ce qui force à l'errance pour passer au plus large. Les pelouses et les vergerettes hautes comme une petite femme sont chargées de la bonne eau nocturne, mes arpions et mollets en profitent goulûment !!!
 
Ah, oui, j'étais-là pour miroiser ...
Ma première constatation c'est le faible nombre de corneilles noires, moi qui les comptais par dizaines, à en friser la centaine quand les bisounours faisaient du nourrissage ... aujourd'hui, je ne suis pas certain d'en avoir vues quinze !!??
Que c'est-il passé ?
De plus, je les ai connues quasi arrogantes et ce jour je les vois farouches, ne supportant pas d'être zieutées !
 
Deuxième constatation, le nombre record de fèces de renard et de fouine, chargées de noyaux ... Pas vu de chats ...
Tiens, tiens ! La bonne nouvelle serait que, plus de chats, plus de nourrissages donc moins de corneilles parties ailleurs !
 
Sinon, un épervier dans un thuya épais de l'allée transversale, où je trouve deux rectrices de son espèce.
 
A la division 130, intrigués par de prudents cris de quémandage, je finis par observer un adulte de troglodyte nourrissant deux jeunes. L'épaisseur du pyracantha les protégeant de mon indiscrétion ...
 
Sur le retour, sur la division 30, je remarque en vol deux faucons volant de concert, l'un d'entre-eux n'ayant de cesse de crier : deux hobereaux, un adulte et un juvénile, viennent se poser sur la même branche de sophora qu'un autre juvénile ; silence !
De proches jeunes ramiers tendent le cou, se demandant si ça craint ou, si ça craint ...
Envol soudain des trois becs crochus, joutes aériennes comme guidées par le harcèlement vocal de l'adulte : séance d'initiation ou ras le bol qui va mal se terminer ?
Non, la séance dure au fur et à mesure que je me rentre.
 

C'était une sortie intéressante, malgré la pression ouvrière, dans une douceur de saison et les odeurs de fruits pourrissant comme ces mûres mûres si suaves ...


Ça m'a filé la pêche !


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