chasser le naturel



Virgílio Ferreira

vendredi 29 mai 2015

Ne devenez pas les paparazzi de la faune sauvage !


Dans le canard numérique Bretagne Vivante,
un papelard relatif à la chasse photographique
accessible directement à cette adél :
http://www.bretagne-vivante.org/content/view/558/185/
ou ci-dessous.
 
Sur la page d'accueil, un appel  :
Participez au concours photo international de la RNN Séné ! "


Ne devenez pas les paparazzi de la faune sauvage !

C'est le printemps, et l'occasion de se souvenir des bonnes pratiques photographiques ! 

Appareils photo numériques, culte de l'image avec Facebook et les autres réseaux sociaux, envie de montrer qu'on fait de belles photos... Alors qu'autrefois les photographes naturalistes étaient très rares, avec le numérique la pratique s'est incroyablement démocratisée et, avec elle, les dérives qui vont avec. Difficile parfois de résister à la tentation de faire alors la photo de plus... qui est souvent la photo de trop. Là où la précieuse pellicule faisait réfléchir à deux fois avant d‘appuyer sur le déclencheur, quelle importance désormais de multiplier les clichés puisqu'on peut en faire 100, 200, 1 000 d'affilée ?

C'est donc pour Bretagne Vivante l'occasion de rappeler aux photographes (professionnels ou amateurs) que le printemps est une période particulièrement sensible pour les animaux, qui sont en pleine reproduction.

La plupart des espèces sauvages ne supporte pas le dérangement : en période de reproduction, il peut être à l'origine d'une diminution du succès reproducteur, notamment par abandon des nids ou par augmentation de la prédation sur les couvées. En période d'hivernage ou de migration, il est susceptible, entre autre, d'affaiblir les oiseaux par diminution de leurs ressources énergétiques ou de limiter l'accès aux milieux d'alimentation ayant pour conséquence, à long terme, une diminution de la capacité d'accueil des sites. Le dérangement représente ainsi une réelle menace pour les animaux les plus sensibles.

Et n'oublions pas qu'en s'immisçant dans un milieu fragile, on perturbe localement tout l'écosystème environnant (sans parler du fait qu'il s'agit le plus souvent de milieux privés ou d'accès réglementés).

A titre d'exemple, la gorgebleue à miroir, un très joli oiseau migrateur, très photogénique, souffre dans le marais de Suscinio de trop nombreux dérangements.

Mais elle est loin d'être la seule à souffrir de ces pratiques.

Et vous ? Aimeriez-vous avoir une foule de photographes autour de vous quand vous comptez fleurette à votre douce, ou simplement que vous êtes tranquillement installé dans votre jardin ? Alors un peu de discrétion ! Ne devenez les paparazzi de la faune sauvage !

Un bon photographe, c'est aussi celui qui sait ne pas prendre de cliché.


 

2 commentaires:

  1. Une mise au point hélas utile.

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    1. Le ressassement des fondamentaux est une obligation ... ensuite y auront droit les eco-voyagistes et leurs eco-touristes et patati et potatoe ... rien de drôle ...

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