chasser le naturel



Virgílio Ferreira

mardi 21 avril 2015

Mahométans chérifiens, quelque chose a foutu le camp.



Une fin de matinée à Fès,
le ramadan bat son plein
les écoliers se retrouvent dans la rue.

Je suis assis sur une corniche en béton,

à l'ombre, je bouquine tranquillement
quand les chiards surexcités me prennent à partie ...


La haine qu'ils me portent est figée dans leurs regards fous,
les plus jeunes tentent de me porter des coups de savates,
les plus grands font le tour pour me prendre à revers,
je rassemble mes affaires en me déployant, embarrassé,
quand intervient un vieillard alerte qui gronde les mômes,
les calme et les disperse avec grande peine.
Il n'a pas un mot pour moi dans sa confusion ...

Peu de temps après, dans l'après-midi, un homme
nous prend à partie parce que nous n'avons pas acceptée
sa proposition de l'utiliser comme guide touristique,
sans qu'il soit patenté, pour visiter la vieille ville,
ce dont nous n'avions rien à faire ; résultat :
il nous a pris a partie bruyamment, nous traitant
de serpents et de juifs voleurs.


Mahométans chérifiens, quelque chose a foutu le camp.



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