chasser le naturel



Virgílio Ferreira

jeudi 19 février 2015

Un rougequeuenoir, silencieux, sur une tombe indienne


Une fois que le soleil est arrivé à la bonne hauteur, ce matin, j'ai mis le cap sur le cimetière musulman de Bobigny, 48° 54' 2" N - 2° 26' E ...

Lumières bien tamisées par des nuages sans véritables contours, légère brise fraîche.

Quelques fossoyeurs sont au boulot dans cette petite nécropole, leurs voix sont plus puissantes que leurs engins inactifs ...

Donc ici, point de haie autour de chaque carré, l'allure est plutôt steppique, une pauvre pelouse, un bosquet périphérique d'une demie douzaine d'yeuses, une haie voisine de peupliers. Quelques grands arbres, aux frondaisons occupées par une demie douzaine de ramiers patauds alors qu'une vingtaine de bisets d'ici tournent autour et se posent sur la face ensoleillée de la coupole de la mosquée.

Un rougequeuenoir, silencieux, sur une tombe indienne.

Et d'un coup, le cri d'effroi du pivert qui vient d'avoir chaud aux roustons au proche passage des serres de l'épervière. Ce qui m'a fait me souvenir de fréquentes identiques attaques au cimetière parisien de Pantruche, où la parade du picidé était de se coller au sol d'une allée carrossable.
L'épervière s'ébroue et retourne vers d'où elle vient, le canal, les falaises des Limites ...

Une quinzaine d'espèces cochées en une petite heure ...

4 février 2015

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