chasser le naturel



Virgílio Ferreira

mardi 3 février 2015

Oh my dooooog !!!


Ce matin, devant les Grands Moulins de Pantin, à Paname ... le cadavre d'un beau clébard, poussé par un bon courant, va bientôt se foutre dans l'étrave de deux barges amarrées à quai, à moins qu'il n'évite pour traverser glorieusement le parc populaire de La Villette ...

Quelques hectomètres plus loin, dans le tronçon de canal traversant ledit parc populaire, une embarcation motorisée avec deux éboueurs du service des canaux, bien emmitouflés dans la timonerie close. J'arrive à les rejoindre, je les interpelle, je siffle et avec quelques difficultés arrive à capter leur attention.

Ils se rapprochent du lé, sans ralentir, me fixent des yeux ...

Un d'eux finit par ouvrir la lourde et m'interroge d'un coup de menton ... J'lui explique et il me dit : "on ramasse pas, c'est pour les équarrisseurs !" et me répète illico et rapidement, en refermant la portière ; puis se ravise et me demande si le clebs est gonflé : "un peu, mon neveu" j'ai le temps de lui glisser, avant qu'il ne retourne au chaud : "merci de les prévenir, les équarrisseurs".


2 commentaires:

  1. Ah oui, c'était un beau chien, comment a-t-il pu se noyer sans que personne ne s'en préoccupe !?
    Et bravo pour le sens du service des employés du canal :-(

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh, tu sais bien ... un chien perdu complètement stressé, tombe à l'eau pour moult raisons possibles, va s'épuiser à vouloir s'en sortir et à lutter contre le froid ... une première tasse réveillant le stress et c'est le début de la fin ...

      Supprimer