chasser le naturel



Virgílio Ferreira

lundi 2 février 2015

Miroise aux Buttes-Chaumont



La promenade commençait bien, cet après-midi, aux Buttes-Chaumont ...

Au-dessus de la mairie d'arrondissement, une épervière houspille une corneille noire, à bonne hauteur, la met en fuite mais en insistant de trop, le gros oiseau noir en ayant assez entendu, d'une brusque volte agressive décontenance la bec crochu qui à son tour s'est mise à couiner et à détaler, fissa-fissa.
Pour échapper à la volonté de sa poursuivante de faire voler les plumes, à l'aplomb du lieu à la mode, l'épervière a piqué vers les frondaisons, ailes au corps et queue effilée.

Croassements résonnants des congénères réunis dans un vieil arbre et ayant tout vu de la scène.

Ceci m'avait extrait de la douceur du roucoulement d'un colombin, au plus près d'où le trafic automobile est le plus dense.

Moult roitelets huppés, mésanges à longue queue, les merles on marche dessus tant il y en a.

Au fond, d'où je viens, le cri sonore du pivert et quelques minutes plus tard, je le vois traverser la dépression, passer au-dessus du pont des Suicidés et s'agripper à un des platanes proches du Pavillon du Lac, à proximité d'une pelleteuse en plein effort.

Sur le plan d'eau et ses rives : au moins six poules d'eau, une centaine de mouettes, soixante colverts, deux tadornes de casarca, vingt bernaches d'outre-Atlantique, un héron cendré, vingt-cinq cormorans dont une poignée branchés et pour finir deux grimpereaux déchaînés se coursant sur l'écorce lumineuse de pins noirs.



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