chasser le naturel



Virgílio Ferreira

vendredi 13 février 2015

celui de ce matin me paraissait d'une virile petitesse


Ce matin,
en montant vers la rue du Bel Air pour ma tournée en sauvagerie pantinoise,
un faucon pèlerin était très à l'aise dans de régulières voltiges aériennes,
à proximité de la tour hertzienne du fort de Romainville, à Les Lilas.

Il a ainsi évolué pendant cinq minutes, toujours dans le même volume.

Le temps qu'il se repose, environ un quart d'heure, sur une nacelle grillagée
accrochée dans le vide sur le secteur nord-est, à l'abri du fort vent,
il a replongé pour une nouvelle série de ces arabesques maîtrisées,
dans une période égale à la précédente, dans un même volume apparent.
Puis retour sur la nacelle, toilettage et tout le toutim.

Du centre de loisirs, rue du président Robert Schuman,
l'oiseau était à cent quarante mètres, une fois perché.

Par rapport à ma miroise précédente où le bec crochu était en pleine lumière,
celui de ce matin me paraissait d'une virile petitesse.

Sans conclusion.

2 commentaires:

  1. J'aime ce regard qui decouvre tout...
    marlene04

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    1. Bah ... facile, il n'y avait que lui dans le ciel quand j'ai levé le pif !!! ;-)

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