chasser le naturel



Virgílio Ferreira

mardi 22 avril 2014

Sur le coup, je lui en ai énormément voulu


C'est dans les herbiers du fond de la baie du mont Saint-Michel, un matin d'automne, que nous avons rencontrée cette paire de femmes, l'une plus âgée que nous et l'autre plus jeune, qui sont venues à notre rencontre espérant que nous puissions les renseigner honnêtement, avec leur accent méridional prononcé qui a proposé comme une pointe d'ail à la grisaille ambiante.


En vacances dans ce petit pays, elles voulaient assister au spectacle de la marée montante, croiser la légende et ramener leurs plaisirs à leurs amis restés sur les bords de la Grande Bleue.


Elles avaient demandé à l'hôtelier de les renseigner quant à l'horaire idéal et au site idoine.


Le professionnel de l'accueil en avait été incapable. Sur le coup, je lui en ai énormément voulu, puis la pitié m'a saisi : être à ce point ignorant de son propre environnement ... quel gâchis.
 

 

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