chasser le naturel



Virgílio Ferreira

mardi 25 février 2014

si vous venez cet été vous risquez de ne pas voir cet oiseau


Dans l'édition numérique de The Scotsman, un papelard alarmiste relatif aux menaces pesant sur le tourisme naturaliste, particulièrement sur les Orcades, voire de l'avenir des pêcheurs en mer, suite au déclin des colonies d'oiseaux marins nicheurs sur les côtes écossaises et les archipels voisins.
 
Environ 45 pour cent des oiseaux marins nidifient en Ecosse, mais 46% de ces 45% a chuté depuis 1986.
 
Les colonies des Mouettes tridactyles sur les Orcades sont quasi anéanties.
Celles du Guillemot de Troïl ont chuté de 41% depuis 2000.
 
M. Stoneman prévient les touristes : "Nous avons observé le déclin du Labbe parasite nicheur sur Papa Westray - 59° 22' 28" N / 2° 52' 34" O - et si vous venez cet été vous risquez de ne pas voir cet oiseau." ...
 
 
Ah oui, l'avenir des pêcheurs embarqués ... perdant leurs indicateurs de présence de bancs de poissons.
 
Article lisible en angliche à cette adél :
 



2 commentaires:

  1. Les Mouettes tridactyles sont des oiseaux très sensibles. Sensibles aux parasites qui jouent un rôle important au fil du temps dans la reproduction de cette espèce (mortalité chez les poussins), sensibles aux prédateurs qui se spécialisent dans la capture des poussin dans les nids, des jeunes qui effectuent leurs premiers vols, voir des adultes en vol (Faucon pèlerin, goélands, Grand corbeau, Corneille noire...). Sensibles au dérangement surtout en début de la période de reproduction, sensibles à la diminution de la richesse halieutique... Elles ne vont encaisser tout ces facteurs qui pèsent sur la reproduction que quelques saisons. Elles commenceront tout d'abord par chercher un nouvel emplacement dans la colonie, si malgré tout les échecs perdurent, alors la colonie se videra petit à petit, jusqu'à sa désertion complète comme l'a connu celle de Belle-Île il y a maintenant quelques années.
    La survie d'une colonie ne tient pas qu'aux seules ressources alimentaires.
    C'est peut-être parce qu'elles sont sensibles que nous les aimons autant ;-)
    Céline & Philippe

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    1. Merci pour toutes ces précisions supplémentaires.

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