chasser le naturel



Virgílio Ferreira

mercredi 18 septembre 2013

Extraits d'un bloc-notes de miroiseur de retour des Hautes Alpes

Brrr !!!
Le Queyras, voire les Hautes Alpes, en France orientale, tu connais ?

Du 17 août au 13 septembre, j'étais basé à La Clapière, un hameau de Ceillac où les prairies fleuries de colchiques lors des premiers jours recevaient une harde d'une quarantaine de moineaux soulcies et leur spectaculaire manière de prendre les premiers rais solaires dans leurs moult déplacements aériens ... Je m'imprégnais alors, de leurs cris lancinants lors de leurs rassemblements sur les faîtières des chalets avant que le vent thermique ne les bouscule ... Au bout d'une semaine ils se sont dispersés et ils étaient plus rares et c'est alors que plusieurs dizaines de bergeronnettes grises les ont remplacés.
Le 13 septembre, au matin, un jeune à courte queue quémandait et se faisait nourrir par un adulte hyper-actif ...
Bon, quoi d'autre pour cette plaine, hormis pies et corneilles ...trois familles de tariers des près et quelques rouge-queues noirs et une vingtaine de venturons, en fin de séjour... et le héron cendré du Cristillan.
Dès qu'on pénètre le mélézin et qu'on prend de l'altitude, moult bavards casse-noix mouchetés, assez difficiles à voir sans prendre patience.
Sinon :
- une paire de grands corbeaux houspillant l'aigle royal au-dessus de Saint-Véran, la limite la plus haute d'Europe où peuvent vivre des mangeurs d'hosties (sic), voire des circaètes lointains.

- sur le plateau de Chamban, dans la vallée de l'Eychauga, la bartavelle, une trentaine de vautours fauves et une cinquantaine de craves ...
- le neuf septembre, à Châteauroux-des-Alpes, un relâcher organisé par la police de l'environnement du parc national des Ecrins et le centre de soins Aquila, de deux faucons crécerelles, un faucon pèlerin, deux hiboux petits-ducs et un hibou grand-duc ...
- vers le cinq septembre, dans les mélèzes de la maison de Thérèse, observation d'un torcol fourmilier, à cinq mètres, qui se demandait à quoi pouvait correspondre ma tronche hirsute, pendant trente secondes. Puis un couple de becs-croisés très bavards.
Sinon, désolé, j'ai passé plus de temps à zieuter les chamois et les marmottes.
Le plan de chasse, pour les Hautes Alpes (05), va permettre aux grocs de fusiller cent tétras et deux cents bartavelles.

Présentation du hibou petit-duc, avant son relâcher.

3 commentaires:

  1. Ô le petit bout de chou !!

    ;-)

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    1. Attention tout de même à
      ne pas se méprendre entre
      l'appel du petit duc et
      celui du crapaud accoucheur

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    2. Groccs les biens nommés ;-)
      Céline & Philippe

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