chasser le naturel



Virgílio Ferreira

samedi 6 avril 2013

Mercredi, aux jardins des Tuileries de Paname


Mercredi, aux jardins des Tuileries de Paname,
j'ai participé à l'enlèvement de
"the welcoming hands"
de Louise Bourgeois.


Six oeuvres, en partance pour Avignon.
Six blocs de granite de plusieurs tonnes,
surmontés des mains de bronze patiné,
posés sur une chappe de mortier sec
affleurant de terre ...


Dans le temps,
les manutentionnaires de ce genre de colis,
avant de poser les oeuvres définitivement glissaient
une petite pièce de monnaie,
un article de journal
à destination des prochains levageurs ;
mais rien de tout cela, rien.


Par contre, sous chaque morceau minéral,
des centaines de graines des tilleuls d'alignement
qui ornent la terrasse de l'Orangerie,
des os d'oiseaux et
des logis d'athlétiques araignées.


Ah, Louise Bourgeois et les araignées ...

J'oubliais :
un pic épeiche profitant du levant pour vocaliser.


4 commentaires:

  1. C'était sympa, cette tradition, dommage qu'elle ne soit pas perpétuée.
    Pour les araignées, ça ne me surprend pas, mais les graines de tilleul, comment sont-elles arrivées là ? Je suppose que c'est au moment de l'installation, avant le dépôt de l’œuvre, qu'elles ont été "balayées" et déposées dans les trous (genre poussière cachée sous le tapis)...

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    1. Ben, les graines de tilleul, comme les os de pigeon, ont été ramenés par des micro-mammifères, pour casser une graine sans être enquinquiné !!!

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  2. Réponses
    1. Oh, treize années ...
      pour sûr que pour une araignée cela doit représenter une belle longévité, mais pour une graine de tilleul ...

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