chasser le naturel



Virgílio Ferreira

mercredi 5 décembre 2012

en février


La nuit dernière les cochons ont foui
le sol facile des roselières littorales,
à l'abri des dunes basses, blondes

et leurs replis de rétention.

Le silence, fruit de l'inceste
entre l'homme et sa conscience, est cocufié, trahi.
Le cri du lapin pris par mon chien et

les murmures futiles fauchés par le frais noroît.

en février

2 commentaires:

  1. En revenant un peu en arrière,
    je suis tombé sur cette page sans commentaire,
    une grave injustice, ma parole.
    Moi les cochons qui labourent le sol,
    ça me parle et suscite mon émoi,
    (les cochons sévissent derrière chez moi)
    et l'image du silence inceste,
    ça reste.

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    1. merci companheiro,
      cette virtuelle chaleur
      me convient à cette heure de la soirée

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