chasser le naturel



Virgílio Ferreira

vendredi 4 mai 2012

un truc qui ne connaît pas les frontières




La première fois que j'ai quitté notre république à six pans, mon premier voyage intercontinental, je suis allé au plus loin à Duluth, Minnesota, EUA, au plus profond des Grands Lacs nord-américains. Je savais bien que le Robert Zimmerman avait craché par terre et sur les trottoirs de ce bled et je me suis lancé pedibus à la découverte de la nuit urbaine.

Nous étions de ces premiers bateaux profitant du dégel du fleuve, des écluses et des Grands Lacs ; comme s'il ne pouvait rien nous arriver, du haut de mes seize piges, je me suis égaré dans le labyrinthe portuaire en tenant de rejoindre mon "MV Ondine".
Une patrouille de police m'a cueilli dans son carrosse bariolé, avec souples crissements de pneus sur de légers graviers, encore mieux que dans "In the heat of the night" avec Sydney Poitier et Rod Steiger.
Évidemment un de ces cops avait des origines francaouies et lointaines. Nous avons ri, beaucoup parlé, bu un peu et fumé cette herbe qui rend nigaud et qui a fait ces lueurs d'orient déchirer la nuit.

Je n'aime pas ces guides qui veulent tout te dire de où tu es, où tu vas, où tu devrais aller ...

Mais j'ai gardé le goût de la flânerie, les mains dans les fouilles, le pif dans les réverbères et la nécessité de n'avoir peur de rien. Malgré que, j'ai toujours un sévère attachement immense à ce petit environnement dunaire de ma jeunesse heureuse, la ville, la cambrousse, les gens qui les constituent sont toujours une grande jouissance ; un truc qui ne connaît pas les frontières !


4 commentaires:

  1. ah, les grands lacs ..... bientôt, je vais voir un pour la première fois.
    Mais il semble qu'il sera beaucoup plus chaud que votre visite!
    Heureux pour vos bons souvenirs ici!

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    1. Veinarde, profites bien de ton séjour estival !

      Lucky you, have a good summer rest !

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  2. Voilà un texte qui remonte de loin: preuve de l'impression qu'il laisse...
    Marlou

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